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[Traducción ] Metal Hammer: Un tour dans l’île (2005-09) - Artículos

Un tour dans l’île

Arrivée en Carélie

C’est presque un miracle. L’idée qui avait été lancée dans le bus de la tournée, de passer un peu de temps en invité chez M. Holopainen, est devenue réelle à l’atterrissage dans le petit aéroport de Joensuu, par une soirée ensoleillée de Juillet. Quelques minutes plus tard, Tuomas conduit à 110km/h à travers les forêts de Carélie, où vivent les élans, les loups et les ours. Après environ 4 heures de route à travers les sombres conifères, où les corbeaux croisent fréquemment les routes et les petits chemins, Tuomas atteint enfin sa destination : la cabane de sa famille sur une petite île, au milieu d’un des « milliers » de lacs de Finlande. C’est là qu’a été tourné le DVD End of Innocence, où Tuomas se rend pour retrouver un peu de paix. « C’est mon paradis ,» dit le musicien en rompant le silence, et en montrant du doigt la bordure de l’île. « Heureusement, nos fans me laissent seul ici, et ne m’enlèvent pas ce lieu ».

Pendant 15 minutes, sur son bateau à moteur, Tuomas traverse les eaux claires jusqu’à l’île où on trouve la maison principale qui est aussi la maison des invités, l’incontournable sauna, et la cabine de toilettes (de compost). Ensuite arrive ce qui doit arriver en Finlande : « Allons au sauna en premier. Mon frère l’a déjà chauffé depuis des heures », défie le Carélien.

La vieille « boîte à transpirer»

Aller au sauna le soir fait partie du rituel quotidien, mais la première fois c’est une vraie épreuve. Le sauna est une petite cabine sombre du siècle dernier avec un foyer recouvert de pierres et de branches vertes. Une épaisse fumée sort de la cabane quand le feu a pris, et une agréable odeur de goudron et de vieux bois flotte dans l’air. Le plafond et les murs sont couverts de couche épaisse de suie et ne doivent pas être touchés. « Pour les Finlandais, le sauna représente plus qu’une cabine de sudation. » explique Tuomas. « Ici, tout le monde est nu. Il n’y a pas de rang, et tout le monde est pareil. Nous y montons de grands projets et y prenons de grandes décisions. C’est une place pour la purification physique et mentale – sans aucune hâte. ». Après la théorie vient la pratique : à peine entré, le corps est assailli par une grosse vague de chaleur. Après quelques secondes, la transpiration sort de chaque pore. Le Finlandais prend de l’eau de mer dans une sorte de louche et la verse sur des pierres, ce qui la vaporise avec un fort grésillement. Aussitôt après, la sueur coule sur le front et se transforme en un ruissellement salé après la seconde louche. La chaleur devient bouillante dans le sauna, et peu de temps après que la troisième louche ne soit vaporisée, la vague de chaleur semble attaquer directement les bronches. La peau est en feu, et la cabine tourne devant les yeux. Ce n’est qu’après 20 secondes qu’on s’échappe par la porte et une petite passerelle glissante, dans la fraîcheur du lac. Les Finlandais doivent avoir la plante des pieds en cuir comme les Hobbits, car les pierres de la rive sont très pointues. Ouch !
Peu importe quand le corps se refroidit avec un grésillement mental. « Nouveau record allemand dans ce sauna, » annonce Tuomas d’un air dégagé en entrant nonchalamment dans l’eau et ouvrant des boites de bière pour tout le monde. Après ce premier test, les autres sont plus agréables. Un test bien plus traditionnel serait de boire d’abord beaucoup d’alcool, de se disputer après, et enfin de se réconcilier avec une bière, puis sombrer dans le coma alors que les saucisses brûlent sur le grill, dit Tero Kinunnen.


La chance du pêcheur

Mais rien ne brûle, parce que Tuomas se transforme en véritable pro de la cuisine. Tous les matins commencent par une baignade fraîche dans le lac et une variation de recettes d’œufs « à la Holopainen » avec toutes sortes d’herbes et épices. En plus de ça, il y a de la viande au goût prononcé comme la viande de rennes, du « Finnish Räucher » (fromage finlandais). Les soirs, le « chef » de Nightwish retourne à son grill pour rôtir des steaks, cuire des champignons ou, sur les pierres du sauna, cuire un mélange de saucisses et de fromage. Tuomas utilise beaucoup d’ail, peut-être efficace pour éloigner les suceurs de sang de Transylvanie, mais pas les moustiques. Le bourdonnement de ces bêtes est typique de la Carélie autant que les cris perçants des corbeaux. Sans insecticide chimique, le visiteur se fait sucer tout le sang , surtout quand il s’assoit calmement dans un bateau pour pêcher le dîner, sans résultat. Holopainen apprécie ces parties de pêche, même quand aucun poisson ne veut mordre à l’hameçon. « Malheureusement, je ne peux pas pêcher souvent, mais j’aime cette relaxation mentale », soupire le pianiste. « Et quand un poisson mord, c’est un sentiment vraiment agréable. » Après plusieurs essais sans aucun résultat, une seule autre technique aide : avec des bambous très fins et un gros stock de bière et de schnaps finnois (comme le Terva au goût prononcé ou le Mintuu au goût plus doux) à bord, nous allons sur l’autre rive. Les poissons doivent être parmi les roseaux et les lis d’eau. Le lac est maintenant silencieux dans la lumière du crépuscule. Il ne fait pas vraiment sombre pendant les courts étés nordiques. Un couple de plongeurs passe. Les mouettes et les hirondelles plongent dans l'eau et soudainement ça mord : moucherons et perches de 15 centimètres. Ces jeunes poissons sont aussitôt cuits . Les plus petits ont de la chance : ils n’y a pas assez à manger dessus et ils sont relâchés dans l’eau. « Attraper sa propre nourriture est masculin, » grogne Tuomas. « Plus je vieillis et plus je trouve que je suis un homme des cavernes. Je laisse tout les détails du business à mon père, à qui je suis très reconnaissant. Les affaires d’argent me rendent fou. ».
La délicate façon dont les poissons sont préparés démontre la décadence des peuples nomades : éliminer les nageoires dorsales et ailerons avec la fourchette et laisser le poisson dans tête et sans queue mais avec ses arrêtes se promener dans votre gorge.
Mais les petites vacances dans l’île (« où on peut faire ce qu’on veut – sans avoir mauvaise conscience ») se terminent, malheureusement, après quelques jours. Le travail nous appelle.


La base-ball finlandais

Mais les vacances continuent un peu de retour à Kitee. Tout d’abord, Tuomas attend un match de l’équipe de base-ball de la ville. Dans la version finnoise du jeu, vous devez aussi frapper la balle loin des attrapeurs et courir aux bases. Mais par rapport à la version US, le lanceur lance la balle verticalement dans le ciel. Les musiciens jouent pour l’équipe depuis six ans, et l’équipe de Kitee entre dans la musique de Nightwish.
« Je suis ami avec les joueurs, » dit fièrement Tuomas, qui est content du résultat de 3:1 de la première manche. Mais ensuite, le visage s’assombrit. L’autre équipe gagne de 7 points. Les coups de battes, l’excitation du public et le jeu fascine même ceux qui ne s’y connaissent pas. Alors le miracle de Kitee arrive (en allemand, c’est "Das Wunder von Kitee", qui vient sûrement de l’expression "Das Wunder von Bern", lorsque l’Allemagne a remporté un important tournoi de football il y a plusieurs années) : l’équipe gagne des points et remporte le match avec un score de 11 à 7. Les acclamations du Finlandais habituellement silencieux sont plutôt fortes. Le visage de Holopainen rayonne. « Quelque chose comme ça n’arrive jamais ». Pour célébrer la victoire, un whisky de 25 ans d’âge coule à flots. Mais il va au lit tôt parce que le lendemain, un sport difficile attend les vacanciers.


Paintball & soupe aux saucisses

Tuomas a invité beaucoup d’amis, dont son frère Petri, 38 ans et le fils de Petri, Riku, 10 ans, qui est avec eux pour la première fois. Les frères sortent d’une cabine dix pistolets à air comprimé, des bouteilles de gaz et des billes de peinture. Dans la petite forêt à côté de la maison de ses parents - où Tuomas habitera encore le temps que sa propre maison, à côté d’un autre lac, soit terminée -, 2 camps sont démarqués. Un sac en plastique et une branche forment le drapeau pour lesquelles 2 équipes vont se battre aujourd’hui. Il fait vraiment chaud sous les vêtements et le masque de protection, avec des températures avoisinant les 30 degrés Celcius. Les sprints et les sauts accentuent le ruissellement de la transpiration. Mais c’est toujours mieux d’être essoufflé et d’être par terre que d’être touché par une bille de peinture parce que les tirs directs laissent de gros bleus.

Plusieurs heures de combat, où l’équipe opposée a un jeu facile, passent très vite. Les 3 derniers assauts, l’équipe de Tuomas gagne. Il est vraiment content de ses deux sprints à travers le camp adverse avec le drapeau dans les mains. Aucun scepticisme possible sur ce jeu de guerre, le Finlandais ne comprend pas. « Je suis absolument opposé au militarisme, mais c’est juste du sport entre bons amis. » dit Tuomas contre les critiques potentielles. « Ca aide à faire face à la folie d’une vraie guerre lorsqu’un sport comme celui-là te donne un tel respect ». Une bonne soupe aux saucisses de sa mère, Kristi, et un sauna ravigotent les guerriers. Mais rien ne peut éviter les muscles endoloris le lendemain.

Quelques morceaux de viande d’élan dans l’estomac et les premières mélodies des nouvelles chansons de Nightwish dans la tête, que Tuomas a joué la nuit dernière sur son synthétiseur dans le plus grand silence, le voyage en Finlande s’achève. Bien que le foie et les muscles pleurent pour de vraies vacances, c’était un réel amusement. Kiitos, Tuomas.

Añadido por Emeraude a 10.06.06Artículo también disponible en:  | Versión para imprimir

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